Contexte et justification:

Depuis quelques années le système scolaire sénégalais a connu beaucoup de perturbations conduisant à une baisse progressive du niveau des élèves.

Mais quelles en sont les causes?

Les causes de ces perturbations peuvent être réparties en deux catégories :

● Les causes exogène qui se rapportent au vécu des apprenants dans leur environnement socio-culturel respectif (conjoncture économique et sociale, l’avènement des multimédia, le phénomène de la lutte traditionnelle…)

● Les causes endogènes relatives à l’accès à un encadrement pédagogique adéquat (manque de rigueur dans l’application des orientations politiques, insuffisance dans la formation des enseignants : cas des vacataires, manque d’infrastructures adéquates, de bibliothèques, de matériels et manuels didactiques, du nombre très élevé d’élèves dans les salles…).

Tout ceci conduit à une mauvaise harmonisation de l’enseignement.

 

D’accord, et l’enseignement scientifique dans tout ça?

De ce constat général on note le cas particulier de l’enseignement scientifique qui connaît les mêmes problèmes.

Le plus inquiétant c’est l’abandon assez significatif des disciplines scientifiques au profit des autres filières d’enseignements. En effet, arrivés dans le secondaire, les élèves préfèrent de plus en plus embrasser les séries littéraires en vue de suivre après le baccalauréat des formations ayant rapport au commerce, au management, au marketing, à la finance (…), jugées plus accessibles et plus « faciles ». Pire encore, beaucoup parmi les élèves de la série scientifique qui réussissent au BAC préfèrent suivre les autres filières.

Cet abandon risque de créer un déséquilibre dans la main d’oeuvre sénégalaise dans le long terme. Autrement dit, on assistera par rapport à la demande à un faible nombre d’ingénieurs, de chercheurs en sciences et technologies, de médecins, etc. De même, le nombre de professeurs de Mathématiques, Sciences Physiques et de Sciences de la Vie et de la Terre ne cessera de régresser.

De plus, la science et les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont devenues des domaines incontournables pour le développement de tout pays qui se veut émergent.

 

Comment AASTIC peut aider alors?

C’est à partir de tous ces observations qu’est née l’idée de créer une association œuvrant pour le développement des sciences dans notre pays sous la dénomination « Association d’Appui à la Science, aux Technologies l’Information et de la Communication » (AASTIC).

AASTIC, créée en 2010 après plus de deux ans de réflexion, se lance suivant une approche de revalorisation de l’enseignement scientifique.

Ses membres sont essentiellement des étudiants (tous cycles confondus) et des professionnels dans les domaines aussi divers que la mécanique des fluides, la chimie, l’écologie végétale, la physique nucléaire, la médecine, les mathématiques, l’énergie solaire, l’économie, le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, le génie informatique, le génie chimique, le génie Télécom, le génie biologique, l’environnement et la technologie alimentaire…